So in the dark becomes Sharon= So dark Sharon.

So in the dark becomes Sharon= So dark Sharon.
Un soir, deux sangs se mélangent. Un soir, le ciel a perdu un ange...Le fruit du hasard qui depuis deux cent soixante dix lunes sommeille, se réveille. Mais déjà l'envie lui prend de gravir une falaise et de sauter dans le néant afin que ses douleurs s'apaisent. Partir loin de cette vie qui n'est qu'un mensonge mais au fond ça servirait à quoi puisque les songes seront toujours là...Même dans la mort, les démons nous poursuivront, tel est notre sort.

Soyons qui nous voulons ! Etre humain ne veut rien dire ! Nos prénoms ne sont que le fantasme des arbres dont nous sommes les fruits. Voyons, si je prends la chose sous cet angle là, que suis-je ? Fort bien, je suis So dark Sharon mais je vous permet de m'appeler Sharon, à votre guise. Je suis un vampire (attention, un vrai comme Elisabeth Bathory ou bien Dracula au féminin ). Je vis dans le caveau Silent Hill au cimetière de Nécropolis. Le jour est devenu la nuit mais quelle importance, c'est pareil dans les deux camps, quoi que...Quoi qu'il en soit, les rayons du soleil ne m'effraient guère, au contraire, plus de monde est debout à ces heures perdues. Je ne me nourris pas de chair mais de coeurs. Ils sont si lourds de remords, mmhh, cela donne plus de goût. D'ailleurs, cela ne me chagrinne guère puisque je n'en possède pas moi-même, je crois qu'avant oui mais quelqu'un me l'a arraché d'une telle cruauté qu'il fut impossible de me le recoudre, même les doigts les plus compétants ne s'y sont pas résolus. Ma vie n'a pas de réel sens, elle ne retombe jamais sur ses pattes comme le font les célèbres écrivains que je tyranise. Mon père est le vénérable Charles Baudelaire, nous formons une chaîne de poètes maudits même si mes vers ne sont qu'insignifiants tout comme mon existence ! Bien que je ne possède plus de coeur, Shakespeare a su trouver des mots pour qu'il prenne sa place dans mes pensées (bien sûr, d'autres auteurs y sont passés avant lui et y passeront ultérieurement). Des guitares électriques, des batteries, des pianos et des violons jouent des mélodies à la fois nostalgiques et provoquantes au creux de ma tête. J'aime faire la connaissance d'autres vampires ou d'autres êtres humains, les nouvelles rencontres en gros. Les acteurs principaux de mon théâtre dramatique, chaque nuit, profanent mon caveau de sourires ou de mangas qui s'efforcent de montrer le peu de bonheur qui reste en eux. Tout cela sous l'oeil de la lune qui se cache derrière ces nuages qui la trahissent. Chaque nuit, j'essaie de voir ce que me réserve le futur en tirant les cartes. Ces temps-ci, une seule ne cesse de revenir, celle de la lune qui symbolise le chagrin nocturne, la mort, le cimetière, le deuil...Je suis déjà morte, il ne manque que cet immense clou à planter là où mon coeur était entreposé et ça en sera fini de moi. La grande dame noire, tous les jours, s'assoit sur ma fenêtre mais je ne sais jamais si je dois moi aussi disparaître avec elle dans ce brouillard qui me conduira au fleuve Stix puis du Léthé...
Hum...un personnage créé à base de la réalité avec une louche d'invraisemblance. Mais que voulez-vous que je vous dise ? A ce qu'il paraît, le simple fait de vivre dans un monde surnommé "réel" rend skizophrène !

Aucun point de suture ne pourra recoudre mes blessures dont la douleur est omniprésente.


Esprits, esprits... Laissez le moi, encore un peu... Même si j'ai tort, laissez le moi encore.. :(


so-dark-sharon©

# Posté le samedi 09 février 2008 18:17

Modifié le mardi 10 novembre 2009 12:58

On aimerait tant épargner la cruauté du monde à ceux que nous aimons mais, cela parait inévitable.. Essayons de rire mes amis, rions et courons dans le vent en esquivant ces buches et gardons ce sourire plaqué sur nos lèvres. Ne lâchons jamais nos mains, ne baissons jamais la garde. Mais si par malheur, vous perdez votre coeur dans le corps d'un autre, j'inciserai le mien pour que son sang se répande en vous et en créé un nouveau. Si un jour vous vous sentez désarmés, je vous offrierai une partie de mon âme pour que vous puissiez retrouver ne serait-ce qu'un brin de lucidité.

On aimerait tant épargner la cruauté du monde à ceux que nous aimons mais, cela parait inévitable.. Essayons de rire mes amis, rions et courons dans le vent en esquivant ces buches et gardons ce sourire plaqué sur nos lèvres. Ne lâchons jamais nos mains, ne baissons jamais la garde. Mais si par malheur, vous perdez votre coeur dans le corps d'un autre, j'inciserai le mien pour que son sang se répande en vous et en créé un nouveau. Si un jour vous vous sentez désarmés, je vous offrierai une partie de mon âme pour que vous puissiez retrouver ne serait-ce qu'un brin de lucidité.
Il y a de la tendresse et des rires dans leurs regards. Je vois les épreuves qu'elles ont traversés même si elles ne m'en touchent guère un mot. Je sens leur douleur et leurs inquiétudes mais mes forces ne sont que misères face à certains maux. Elles m'ont ouvert les portes d'une nouvelle vie. Je n'ai en ma possession les mots nécessaires qui leur témoigneraient toute ma gratitude envers elles. Si elles ne marchaient pas à mes côtés chaque jour, je pense que j'aurais choisi un autre chemin. Vous êtes la force magnétique qui me fait rester ici. Je sens cette complicité qui nous lie et mes ciseaux ne se baladent que sur les gorges des autres.
L'amitié, pour moi, est l'une des plus belles choses qui puisse exister dans ce monde, vous m'en apportez la preuve chaque jour. C'est en lisant vos messages que passe un rayon de soleil chassant la brume. C'est en riant avec vous en classe que les matières ennyeuses finissent par devenir meilleures. C'est en manger à vos côtés le midi que la gastronomie trouve la différence. C'est en passant mes vacances avec vous que le temps devient fou à un tel point qu'il s'évapore en l'espace d'une seconde alors que deux semaines sont passées. Et Pollen, malgré tout, c'est toi qui m'a guidée vers vous et je t'en remercie, du fond du coeur.

J'aimerais qu'il n'existe plus aucune larme ici bas. Vous voir vous y noyez chaque soir m'étouffe à mon tour. J'aimerais plonger dans cette tristesse qui déborde sous vos yeux, vous attrapper, taper du pied au fond de ce lac immense et vous remonter à la surface. J'aimerais que vous ayez accès à cette lumière à laquelle je n'ai pas droit. Je ferai en sorte que vous sortiez toujours plus fortes de cette brume qui nous entoure, de remédier au mauvais sort de mes cartes. Vous êtes ce que l'on appelle "les vraies", "la véritable amitié" fait partie de mon vocabulaire depuis que vous êtes et votre bonheur fera le mien.

Je vous souhaite de mourir (vous me comprendrez :) ). Je vous aime énormément.



En haut de l'affiche : Juliette la cigarette, Laura la chicha, Margot le bedo, Solène le pollen (ou bien rouleau, pour les intimes) et Cécilia la fesse. Les véritables amies, celles que l'on cherche et que l'on trouve sans s'y attendre.

Et moi dans tout ça, je suis en extase ahahahahahah (rire sadique d'extasie :p )


so-dark-sharon©

# Posté le mardi 04 mars 2008 14:12

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 12:00

"On préfère passer devant les gens et hocher simplement la tête au lieu de demander ce qui ne va pas, pourquoi des larmes ruissellent sur leur visage..." .

 "On préfère passer devant les gens et hocher simplement la tête au lieu de demander ce qui ne va pas, pourquoi des larmes ruissellent sur leur visage..." .
J'ai eu beau crier, supplier mes esprits à genoux, faire couler mon sang en offrande à ce destin qui me menace : "Laissez le moi, encore un peu mon amoureux. Même si j'ai tord, laissez le moi... encore. Mais me voilà entourée par le silence, ma main cherchant en vain la tienne dans les ténèbres. L'acte de la comédie romantique est clos, Juliette a avalé seule le poison et Roméo n'a pas eu le courage de faire de même. Me voilà protagoniste des enfers de la divine comédie de Dante...

Reviens, mon coeur vampirique percé d'une lumière bienfaitrice, ta lumière. Cet amour pur que tu m'offrais ne me nuisait guère mais dès que cette flamme qui animait ton âme s'est éteinte, cette lumière s'est révélée soeur des ténèbres et a envenimé ma tourmente. Tourmente incessante, maladie psychique que les spécialistes ont nommé "dépression", chronique parait-il...
Reviens, dis moi, te souviens-tu des premiers jours ? L'automne était sans être, nos corps et nos coeurs étaient victimes d'état estival. Ce soleil brûlant et sa chaleur ne semblaient pas vouloir plier bagages. J'avais entendu ton nom, je ne connaissais guère ta poésie. Ton regard m'inspirait joies et rimes, ton baiser sur mes lèvres, ma main dans la tienne. L'impatience de te revoir, la peur de tes sentiments grandissant lorsque j'essayais d'apprendre à aimer à nouveau... Rêver avec toi d'un moyen de banir ceux qui s'opposaient à nous. Tu m'as offert ta poésie, je croyais que ton coeur aussi... Commencer à t'aimer, avoir le coeur tremblant lors de tes absences, sourire en te voyant, t'écrire des vers. Tes baisers passionnés, nos envies, tes étreintes, ces mélodies que ton coeur me chantait. Et puis, l'hiver est arrivé et tu as cessé de m'aimer...
J'entends encore ta voix dans ma tête, je sens encore nos mains décorées de mitaines qui se tiennent, j'entends encore ton rire entre tes dents. Tes baisers ardents brûlent encore mes lèvres, tes étreintes me serrent encore, tes mains me caressent encore... pourtant. Je voulais t'aimer, te le prouver, mais je ne te l'ai même pas dit en te regardant dans les yeux. Désormais, mes démons ont déplacé leur pierre tombale, ils savent que tu ne seras plus là pour les empêcher de me nuire. Je n'ai plus envie de sourire, non. Ces sentiments qui se créaient en moi sont toujours là. Oui mon coeur, ma flamme brûle encore. Non, ne dis pas que tu n'en vaux pas la peine. Je n'aurais pas serré ton coeur si fort si je ne te voulais pas dans ma vie... "On ne se rend compte de l'importance des gens que lorsque nous les avons perdus", cette phrase est si courante mais si vraie. Je savais que j'étais bien avec toi mais maintenant que tu n'es plus là, je me rends compte que tu comptais bien plus que je ne le croyais, j'en suis persuadée, sinon, je ne pleurerais pas toutes les larmes de mon corps chaque minute... J'aimerais tant que tu crois en nous à nouveau, que tu rallumes cette flamme qui nous unissait mais le rituel se répète : je ne suis pas celle que l'on Aime...
.

I thought that I was born to tell you I love you but now it's over...

Once upond of time, I was falling in love, there was light in my life but now I die in the dark, nothing I can do, total eclips of the heart. You don't love me, like you did yesterday..

Néanmoins, je garde ce bracelet, unique souvenir de toi..

Photo : Maria Brink, chanteuse du groupe "In this moment".

The song which you've let for me...


So-dark-sharon

# Posté le samedi 23 février 2008 18:21

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 12:20

Ah tu ris, tu ris, tu ris telle la voix de la faucheuse, qui s'avance lentement au rythme de ton imbécilité heureuse, qui m'approche et me saisit. Mon coeur s'effondre et dans ton corps s'arrête de chanter, l'espérance n'est plus que cendre mais sous le pont je n'ai pu me jeter. Ah tu me noies, tu me noies, tu me noies, dans mon sang telle Elisabeth Bathory, et ses démons du futur dernier m'expulsent du paradis. Tu ne pourras plus me sauver désormais, je m'éloignerai de ta tendresse, j'essaierai de te détester meme si c'est toujours une forme d'attachement...une certaine qui en entraîne une autre.

  Ah tu ris, tu ris, tu ris telle la voix de la faucheuse, qui s'avance lentement au rythme de ton imbécilité heureuse, qui m'approche et me saisit. Mon coeur s'effondre et dans ton corps s'arrête de chanter, l'espérance n'est plus que cendre mais sous le pont je n'ai pu me jeter. Ah tu me noies, tu me noies, tu me noies, dans mon sang telle Elisabeth Bathory, et ses démons du futur dernier m'expulsent du paradis. Tu ne pourras plus me sauver désormais, je m'éloignerai de ta tendresse, j'essaierai de te détester meme si c'est toujours une forme d'attachement...une certaine qui en entraîne une autre.

Today, I want to be a runaway like in the english's exercice, wear my dark dress and take a black bird like my friend Juliette has decrived. My reason, you've come back in my life but I'm always ill. I'm loosing myself, I don't know what I will be. I need to see you, voice who ride me into the dark. I've listened you but I'm not sure for the future. I need so much answers. Today, I'm lost...


Mais mes chers esprits, de quoi ai-je l'air ? Je ne sers à rien du tout. Qu'est ce que cet enfer attend donc de moi ? J'avoue ne pas le savoir. J'ai l'impression de m'effacer et de devenir evanescente. Ces mots que j'écris, ils ne me conviennent pas. Mes doigts glissent et ne parviennent plus à attrapper ma plume. Du sang jailli de ma bouche et ce goût y réside constamment. Sans mes mots, je n'existe plus. Sans mes mots, je doute.
J'ai envie de tout abandonner. D'ailleurs, c'est planifié, je ne deviendrais jamais professeur, médecin ou traductrice. Aucune voie professionnelle ne m'intéresse alors pourquoi faire des études si le goût n'y est plus ? Pourquoi continuer à apprendre si cela ne nous mènera à rien ? Je suis une artiste et non une étudiante. Je pourrai vivre dans une ruine isolée, entourée par mes écrits ulcéreux. Non, je voudrais faire du théâtre et les écrits, toute ma vie. Mais mon souhait n'est pas partagé. J'ai conscience que cela n'offre pas une vie de luxe mais ce n'est pas ce que je demande. J'ai besoin de travailler dans un domaine que j'aime, rien de plus. Je me contrefiche de ne pouvoir me payer tout ce que je désire. Je veux monter sur toutes les scènes de France, changer de rôle comme on change de chemise. J'ai besoin d'aimer et d'être aimée en retour...
Si nous n'aimons pas notre vie, à quoi bon poursuivre son cours ?

Sous les projecteurs, sous cette robe médiévale rajustée à ma taille, derrière ce masque blanc, c'est ce personnage que j'incarne qui s'avance sur scène, applaudi par ces visages d'arlequin. Le fantôme de l'opéra est là, dans mon esprit. Je chante son requiem suite ce dialogue funéraire conclu par ma réplique dramatique. Il me suit, s'incruste dans mon coeur obscur. Le fantôme de l'opéra s'enfuit et m'entraîne dans sa course folle. Il danse sous les lumières rougeoyantes et me fait tournoyer jusqu'au vomissement. La force des lampes s'amenuit et meurt. La cape noire sur mon dos, le masque blanc... le fantôme de l'opéra, c'est moi.


Today, I'm the phantom of the opera, inside your mind.


So dark Sharon©

# Posté le samedi 22 mars 2008 14:48

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 11:41

Nous ne jeterons guère de coup d'oeil à cette immense horloge qui semble contrôler nos vies, nous laisserons l'éternité s'écouler sous nos pieds et la marée aura beau nous emporter, je tiendrais fermement ta main sans jamais la lâcher.

 Nous ne jeterons guère de coup d'oeil à cette immense horloge qui semble contrôler nos vies, nous laisserons l'éternité s'écouler sous nos pieds et la marée aura beau nous emporter, je tiendrais fermement ta main sans jamais la lâcher.
Te souviens tu...

... des cours de catholicisme le lundi, mardi et vendreri où nous écoutions religieusement afin d'obtenir des cruzzz et un chapelet à la fin de l'année. Et si nous n'étions pas sages, nous récupérions une rueda que l'on ajoutait à tu bicycletta de la charité.
De comment dit-on "aujourd'hui" en anglais ? Des lundi matins où je chantais "see my vest". De nos langages numériques... 39.997 ! L'insulte du jour, tout comme "espèce de cosinus" ou bien "agréga d'atome". Tu étais mon condisciple, si conne ! I'm kiding. De Staline qui remplissait nos gruyères. De ces métaphores que nous créions à partir de la pièce "Antigone". Oui, il y avait la grande famille : Moi : antigone, toi : ismène, solène : nounou, hémon : florian.c, ismaël : polynice, marie : jocaste... Oui, et Hémon devait venir me chercher au collège et braver tous les dangers devant sa sublime moto ^^ . Mes prédictions avant que tu ne passes au tableau (maudite soit la salle 102 !) et mon refus de prédire de la pluie le jeudi lors de l'athlétisme. Ma liste d'Hémon (même s'il n'y en avait qu'un qui comptait..). De notre mascotte : LA TIAAA ! qui nous faisait mourir de rire même pendant les cours de théâtre et malgré mon taux de connerie plus élevé, je réussissais à tenir le coup. Des cruches et des pots cassés. Rire en temps de signe de deuil. Nos procès bidons contre Machinette avec nos supers avocats. Ta discrétion immaginaire (la grenouille sur mon cahier de maths en est la preuve). Ma capacité à localiser les foetus. Les cours de fitness en anglais : up, down ! Et toute la 3e3 qui suivait. Mes "fight" avec les profs qui se sont soldés par un échec pour eux, donc ils ne m'ont plus cherché les poux puisqu'ils savaient que j'avais toujours raison. Les solutions pour louper les cours d'histoire : monter et une fois en haut des escaliers, sauter. Ou bien, contrôler l'esprit de la prof pour qu'elle se prenne un arbre. Ou sinon, se cacher dans l'armoire de la salle en faisant gaffe à ce que celle ci n'ait pas fichu le vidéo projecteur devant.). Les animaux qui courent dans la cours : JUMANJI !! Notre chanson : singing behing the rain. Nous : les black sabbath selon M. Secall. Ton accent anglais bizarre. El papa noel sadico. D'accord, d'accord, d'accord..

Nous savions que cette année passerait vite et que le fait de partager des places en cours à côté serait éphémère. Je suis une littéraire et toi une scientifique, deux mondes contraires. Je change, tu changes, nous changeons... Mais malgré cela, tu resteras à jamais ma sister et cette année de troisième m'a beaucoup rapprochée de toi. Crois moi, c'est dur de te voir moins souvent et de ne plus voir ton bordel qui empiette sur ma table.

Jeanne, l'irremplaçable, ma grande soeur de coeur <3

C'est en s'éloignant des gens que l'on constate à quel point on les aime. A chaque fois qu'un souvenir me saute à la gorge, un petit pincement au coeur survient. Je fais mine d'être dure avec le passé, même si l'année dernière fut la meilleure de mon parcours scolaire, et pourtant, j'ai parfois un sentiment de nostalgie qui m'envahi, un manque soudain que je n'avais pas prévu. Et te retrouver quelques minutes dans le bus ou bien au théâtre, banni mes petites gouttes de pluie.

Même si tu en éprouves le besoin, please, don't change... never. I love you like you are, my sister.


So dark Sharon

# Posté le samedi 05 avril 2008 17:46

Modifié le mercredi 21 octobre 2009 16:58

††† Si un jour je vous souhaite de vivre le plus longtemps possible, ne le prenez guère comme une sorte de compliment. Mais si un soir, je désire que vous mourriez, surtout ne le prenez pas mal †††

††† Si un jour je vous souhaite de vivre le plus longtemps possible, ne le prenez guère comme une sorte de compliment. Mais si un soir, je désire que vous mourriez, surtout ne le prenez pas mal †††
Je maudis ce qui a fait que nous soyons ici, je ne sais si nous sortons de l'imagination d'un créateur ou d'une explosion ou bien de quelques animaux que l'on surnomme dinosaures mais je maudis toutes ces parties d'où nous sommes soit disant sortis. Je maudis le changement des époques et la violence du progrès, oui, on me dit que je me suis trompée d'erre, il est vrai que j'aimerais vivre aux temps du moyen age, je serais vue telle une sorcière et aurais fini brûlée vive sur la place du marché mais je n'en ai cure. Je maudis le destin qui se modifie lorsque nous bougeons l'index. Je maudis ces héros que l'on invente pour qu'ils deviennent des fantasmes pour les groupies assoiffées qui se suicideront si jamais ils ne les regardaient pas. Je maudis l'amour et tous ces sentiments à l'eau de rose qui nous rende d'abord très heureux, aussi légers que des plumes mais qui au final, nous détruisent plus qu'autre chose. Je maudis ces comédiens qui portent en eux la maladie de narcisse. Je maudis ces morts qui méritent la vie et ces vivants qui méritent la mort. Je maudis Jésus Christ et ses mensonges qui ont rendu le monde entier fou puisque de toute évidence, il n'existe aucun dieu (et croire en satan est également une forme de croyance religieuse donc ne me jugez pas sataniste trop vite). Je maudis ces enfants qui ne veulent pas grandir. Je maudis le monde entier car nous nous rejetons tous les deux. Je maudis les promesses d'amitié auxquelles nous attachons une importance capitale. Je maudis le mois d'avril et ses deux fleurs fanées. Je maudis les créateurs des chiffres et leurs partisans. Je maudis l'existence, l'humanité car elle se détruit elle même et marche vers un avenir volcanique entouré de lave et de sang. Je maudis la réalité et la fiction. Je maudis les êtres faibles ainsi que les puissants. Je maudis le jour et la lune. Je te maudis toi que j'eusse aimé à tord, toi qui, en partant, a emporté mon inspiration et a rendu mes textes ternes et morts. Je te maudis en espérant que cette malédiction te permettra de vivre le plus longtemps possible, oh oui ! je souhaite que tu vives !
Je vous maudis tous...



Parle petite voix gisant dans ma tête, oui, je sais que tu es là...

Sharon, tu vois ces gens-là, eh bien, ils ne te voient pas comme l'une des leurs. Tu as peut-être des caractères spécifiques qui te relient à eux mais cela ne change pas la vérité. Non ma chère, on dit une vérité et non une réalité car la réalité change tandis que la vérité est. Sharon, ne sens-tu pas le rythme de leur coeur qui s'accélère lorsqu'ils dévisagent ton âme impure ? C'est la peur, oui, ils redoutent que tu déposes tes crocs, ces crocs que tu éguises sur la guillotines de tes condamnés, sur leur cou délicat pour que tu le déformes et otes tout leur sang. Ils ne veulent pas être comme toi Sharon. Non, ils ne veulent pas te suivre, laisse les tels qu'ils sont : idiots face aux informations qu'on leur transmet. Oui, ils préfèrent écouter les prophètes tyraniques plutôt que leur conscience. Ah les pauvres ! Quand on y réfléchit, Jésus Christ est bien mort pour rien ! Son père l'a abandonné dans le vangin de sa mère alors qu'il n'était qu'un spermatozoïde, rien de plus. S'il lui a confié une mission, c'est de vivre et de crever comme il est arrivé.
Sharon, regarde cette âme impure qui a sali la tienne et qui s'est emparé de ton coeur. Oui, observe bien les battements de son organe vital. Et si tu reprenais ce qui t'appartient ? S'il doit battre quelque part c'est dans ton corps et non dans le sien. Oui, approche. Prends ton arme, oui c'est ça ! Et hurle de tous tes poumons, il faut que tout le monde l'entende, que ces âmes damnés aux enfers d'Hadès en frissonne : Meurs !

Oui, je t'entends. Oui, je t'écouterai...


...Non, je n'ai plus envie d'aimer. Non, je n'ai plus envie d'être. Mon seul désir serait de disparaître. Pardonnez moi si je vous dis que je n'aime pas la vie.




So dark Sharon

# Posté le jeudi 01 mai 2008 14:01

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 11:42

On dit d'un vampire qu'il meurt le coeur percé. L'amour fait battre notre organe vital jusqu'à l'explosion et lorsque tout cet euphorisme n'est pas partagé, celui-ci adopte plusieurs états néfastes. Certains comparent l'une de ces transformations métaphysique à un gruyère. Mais combien de vampires dans les contes et les légendes se sont épris d'êtres humains ou autres espèces qui n'ont pas le même sang ? L'amour est donc poignard pour ces créatures surnaturelles.. survivrai-je à ce fléau ou succomberai-je à mon tour ?

 On dit d'un vampire qu'il meurt le coeur percé. L'amour fait battre notre organe vital jusqu'à l'explosion et lorsque tout cet euphorisme n'est pas partagé, celui-ci adopte plusieurs états néfastes. Certains comparent l'une de ces transformations métaphysique à un gruyère. Mais combien de vampires dans les contes et les légendes se sont épris d'êtres humains ou autres espèces qui n'ont pas le même sang ? L'amour est donc poignard pour ces créatures surnaturelles.. survivrai-je à ce fléau ou succomberai-je à mon tour ?


Tels des enfants, nous tournoyons autour du plus ancien, du plus vénérable arbre qui puisse exister sur terre : l'être de vie. Et sur ses branches invulnérables mûrissent multiples fruits que nous cueillons tous à notre guise, ou pas, à un moment ou un autre de notre vie. Chacun porte un nom bien précis tel que le mensonge, la trahison, l'amitié, le manque... Ils nous aident à évoluer ici bas, nous réagissons différemment face à leur goût et de ce fait, il se peut que notre vie change. L'amour est l'un des fruits les plus inaccessibles. Combien de capucins se sont aventurés à grimper au sommet de cet arbre immense afin de pouvoir à peine planter leurs crocs sur cette substance et en extraire le goût ? Il y en a tant qui, une fois en haut, ont connu une chute si brutale que leur âme les a abandonnés en cours de route. La plupart du temps, ces fruits si précieux se détachent du haut de leur perchoir et tombent entre les mains de deux individus qui, dorénavant, marcheront main dans la main dessinant leurs ombres au crépuscule. Mais un seul fruit peut également fruit peut également être possédé par un enfant qui n'en avait cure. Et son coeur si pur se meurtrira, se démembrera, se tordra de douleur, son esprit lui fera rédiger un mur de lamentations et l'incitera à se sauver, tel un lâche, de cette terre. Tout cela pour quoi ? Pour avoir regarder un personnage de trop près , d'y porter un certain intérêt et puis... ce fruit qui empêche à nos doigts de se replier. L'enfant rejettera la faute sur cette personne à qui il a offert son coeur sans l'avoir réellement voulu.
Mais mon enfant, vois-tu, il rit, il se fiche de ces sentiments qui t'anéantissent tant. Il ne se sent nullement concerné car tout cela se passe dans ton coeur et ta tête et nos les siens, dans ce cas, tout va bien pour lui. Ce monde est dominé par un égoïsme extravagant et désormais, c'est chacun pour soi et tu ne peux rien y faire..
Goûte à la tentation, considère-toi comme un objet sans sentiment qui peut se permettre de comettre des actes qu'il ne regrettera pas après, oublie qu'aimer existe
.

Oui, je suis une véritable machine à ébulition à un tel point que je n'arrive pas à en dormir la nuit avec tout ce que j'ai dans la tête. Oui, les pensées sont là, constamment, j'ai toujours un truc à régler avec moi meme, un dilemme ou autre. Je me psychanalise en faisant des flash back et jouant au jeu des sept erreurs et trouver enfin celle qui a envenimé mon esprit.. Ma tete explosera sans doute, un jour. Suis-je folle ? Hélas oui. Mais je l'assume totalement, j'ai su que je l'étais au moment où j'ai trouvé sa définition dans un dico, c'est à dire, très tôt.

"Même si je t'aime, tu ne dois pas m'attendre..."


So dark Sharon

# Posté le samedi 21 juin 2008 11:42

Modifié le lundi 10 août 2009 17:30

Mes yeux brûlaient comme si le soleil les ettouffaient sauvagement et pourtant, cette douleur qui s'apaisait en fermant les paupières ne me fit perdre qu'une goutte d'eau. "N'oublie jamais.. Souviens toi."m'a-t-elle dit. Et je me souviens : c'était un mois de septembre...

Mes yeux brûlaient comme si le soleil les ettouffaient sauvagement et pourtant, cette douleur qui s'apaisait en fermant les paupières ne me fit perdre qu'une goutte d'eau. "N'oublie jamais.. Souviens toi."m'a-t-elle dit. Et je me souviens : c'était un mois de septembre...
Je sais que je t'ai déçu et offensé. Je sais que je te haie plus que jamais. Oh oui ! A un tel point que cela me dévore et m'incite à la violence et à la destruction. Je rêve de sang qui coule de ma bouche. Je rêve de mes mains autour d'un cou. Je rêve du corps fragile d'un enfant, étendu sur un sol terreux, que je décomposerais sans crainte ni remord. Je rêve d'une église, un dimanche, jour de messe, où les forces des ténèbres m'accompagneraient sous forme d'acarien. Je vois ces bonnes soeurs qui chantent au nom d'un personnage fictif, cet homme vêtu de blanc qui dévie les doutes que l'on pourrait avoir au sujet de ce bonhomme que l'on vénère, pour qui l'on souffre gratuitement sans s'en rendre compte. Oui puisqu'au final, la religion catholique reste bien cruelle, chaque règle que l'on impose, toutes ces abstinences nous réduisent et nous transforment en pierre. Cette église où une foule de moutons en quête de leur berger sont assis, les mains jointes et prient, implorent ce nom qui incarne lui-même la mégalomanie, je la vois clairement. Et la acariens deviennent vampires et faucheurs qui courent en chantant - à la manière métal hurlant - ma version du notre père. Immolez ces agneaux ignorants, buvez leur sang et donnez moi leur chair à dîner, violez ces femmes voilées de draps blancs et noirs pour qu'elles goûtent au plaisir auquel elles s'étaient refusées, crucifiez ce fanatique afin qu'il sente la douleur que son maître stupide et prétentieux a enduré, jetez les croix à terre, brûlez tout symbôle.. J'en appelle aux forces du mal, à la destruction, à la haine et à la lune de sang.
Regarde ce que tu as fait de moi ! Une créature assoiffée de sang, rampant telle une larve qui tente d'absorber le souffle de vie se cachant en n'importe quel être humain pour ensuite le convertir en énergie négative. L'image que le miroir de mes souvenirs reflète me rend vulnérable et de cette faiblesse naissent des horreurs dont tu m'aurais jamais cru capable. Je partirai à la dérive, tu continueras à vivre dans l'indifférence, le monde ne tournera pas différemment .


I thought that I was born to hold you in my arms and never leave you. Was I realy wrong ? I would like to be a sociopathe.
"I need the darkness, the sweepness, the sadness, the weakness... Oh ! I need this." Nathalie Merchant©


So dark Sharon

# Posté le jeudi 05 juin 2008 12:26

Modifié le lundi 02 novembre 2009 19:17

A dark night in death's home. A white romance in a bloody tear. A light in the darkness. A song in your head. A pece of blood in your mouth. A heart on your teeth. A hand on your skin. A massacre at the opera.

A dark night in death's home. A white romance in a bloody tear. A light in the darkness. A song in your head. A pece of blood in your mouth. A heart on your teeth. A hand on your skin. A massacre at the opera.

When your bodies will burning, when the earth will go down, when your eyes will see blood on the .... one day, one day : Your Jesus won't be there for you. The god whose he talk is just a name, an image. Your Jesus is a big liar. When the end of the world will come, one day, you'll can pray but your words will destined to nothing... Your Jesus is dead for nothing. Your Jesus is a fucker.

Malgré tous nos efforts, les étoiles demeurent dans le ciel...

I'm a witch. Approche que je te jette un sort. Languis sous mes pieds que je t'arrache un cheveu pour l'enrouler autour d'une poupée de laine et y planter toutes les aiguilles que tu as enfoncées dans mon coeur. I'm a witch. Exaspère moi que j'innonde ta tête d'ondes négatives qui te détruiront psychiquement. I'm a vampire. Mors mon âme que j'enfonce mes crocs dans ta peau en espérant t'offrir souffrance qui te poursuivra toute ta vie. I'm a vampire. Tu veux me suivre, alors suis moi dans ma tombe matinale et ma secte nocturne. I'm gothic. Ecris moi des vers mélancoliques qui m'inspireront et m'aideront à déverser toute ma haine. I'm gothic. Je te souhaite de mourir mon amour, je ne pourrais te suivre, je suis masochiste, je dois souffrir ici bas. Gothic Witch Vampiric, maîtresse de tes pensées, fantôme de tes songes, âme évanescente sur terre, coeur macculé de sang et pansé maladroitement. Je maudirai tous tes espoirs, je rirai devant tes faiblesses... n'entrave pas ma route, ne deviens jamais mon ennemi, tu connais les conséquences dear.

J'ai trempé la plume dans l'encrier mais la page reste blanche
Ces initiales auxquelles nous tenions tant, à quoi riment-elles aujourd'hui ?
N'était-ce qu'une folie passagère ?
Un espoir éphémère
ou bien un besoin de jouer ?
Cette promesse n'était-elle que des mots éronnés ?
Telles ces paroles auxquelles on attache une telle importance qu'elles finissent par en perdre leur réalité ?
Après tant de lunes voilées,
Mon coeur a compri que tu devais me quitter
Plier tes bagages et te rendre sur le quai
Je ne sais si je t'accompagnerai
Je ne sais si un jour, je te rejoindrai.
Non, ne te retourne pas
Je ne souhaite guère à nouveau goutter à ce sang
Non, rien ne sera comme avant
Même si tu laisses tes valises et que tu me prends dans tes bras.
Nos heures étaient comptés
Il n'existe aucune larme pour nous retenir
Tu emporteras mes mots, mes sentiments, ma créativité
Je garderai nos souvenirs.
Monte dans le train
Et lâche ma main.

Je ne veux pas que tu me pardonnes encore ni même que tu m'écoutes, je veux que la nuit quand tu dormes, tu n'aies jamais plus aucun doute. Je dois partir maintenant et laisser tourner la terre et laisser la poussière du temps recouvrir notre histoire entière. J'abuse de ton temps, j'ai plus d'excuses, je pars maintenant.
Kyo.

So if you love me, let me go. I don't want to see your smile in front of my tears. I don't want to listen to your sweet voice which whisper wrong promises in my mind. I don't want to be happy for one or two days, imagining some things for our future, things which never see the day. If you love me, why do you always hurt me ? I want you to drink my tears. Hold you so strong to feel your blood running on your skin. Take your heart in my hands and eat a piece. Do you realy want that ? If you still loving me, let me go... Because, if you don't, I will kill you.




So-dark-sharon©

# Posté le jeudi 28 février 2008 16:41

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 16:01

S'il existe une raison pour laquelle j'aimerais ne plus exister, ce serait pour t'infliger une culpabilité si énorme que ta vie ne serait que pure souffrance, jusqu'à la fin...

S'il existe une raison pour laquelle j'aimerais ne plus exister, ce serait pour t'infliger une culpabilité si énorme que ta vie ne serait que pure souffrance, jusqu'à la fin...
No, no quiero llorar, estoy cansada de esta vida que no entiendo. No, no sé que pensar, bebo tu lagrimas. Tu, has jugado con mi corazon, no sé como querer. Tu, has comido mi razon, no sé donde ir. No, no puedo mas. No puedo dirme que es la fin, que no es. No puedo sentir tu mano, donde estas ?

J'ai fait le serment de ne pas mourir afin de gouter à toutes les larmes de chaque malheur, afin de voir la couleur de tous les sangs, afin de connaître toutes les douleurs existentielles. Oui, je me suis engagée à ne jamais connaître la paix et le repos. Vous me direz que je suis masochiste, je le suis. Ainsi, je ne me plaindrais plus de mes lésions qui brûlent, ni de ma dent qui arrache mes gencives afin de voir le jour, ni des morsures que l'on m'afflige, ni de ces ondes négatives qui m'entourent à peine je fais un pas. Mais parfois, la tentation est trop grande : le désir de disparaître m'obsède même si je pense à ces âmes que je respecte plus que ma vie. Parfois, j'ai l'impression que le destin tente de me faire respecter cet engagement en m'évitant certaines souffrances physiques qui s'avèrent mortelles.. Ne comprend-t-il pas que la douleur la plus insurmontable n'est autre que la douleur psychique ?
Cette vie que nous menons est bien étrange, admettons le. Les rapports humains ont une telle facilité à se dégrader, ces promesses que nous lions autour d'un papier d'or se défont à une telle rapidité... Et la question de savoir si l'autre sera malheureux, lorsque la partie sera terminée nous, est complètement égale, elle ne fait même pas partie de nos préoccupations.. "C'est fini et on passe à autre chose." Malheureusement, c'est moins facile qu'on ne le croit. Certains d'entre nous possèdent une tenacité redoutable et sont capables de laisser le vent emporter tout ce dont ils ne désirent plus. D'autres, en revanche, se laissent bercer par des espoirs en espérant qu'ils voient le jour : ils en rêvent, ils jouent à la superstition en espérant que cela marche... en vain. Quel effet cela fait-il lorsque nous croisons dans la rue une personne que nous avons aimée, avec qui nous avions plein de projets, et que celle-ci ne nous regarde meme pas ? Comment nous sentons nous lorsque nous envoyons un message à une personne que nous avons aimée et que celle-ci nous demande de qui il s'agit avec une orthographe répugnante ? Une soudaine envie de fraccasser les souvenirs qu'il reste, à quoi servent-ils aujourd'hui ? Ils ne sont qu'une image d'un passé que nous avons chéri mais qui désormais n'est plus par notre faute. Oui, il y a des moments où des personnes sensibles aussi veulent se débarrasser d'un poids mais celles-ci, après avoir parcouru tant de mètres, se retournent et voient ce champ de bataille qu'ils ont laissé. Leur sensibilité laissera glisser une larme sur leur joue et leur conscience donnera une chance de plus à l'abandonné.
Nous sommes des moutons obstinés à suivre la première étoile que nous voyons. Il n'y a que celle-ci qui compte, elle est la première et même si elle nous sème, nous ferons l'impossible pour la retrouver. Peu importent les roches aiguisées sur la route qu'elle emprunte, peu importent les reptiles qui s'agrippent à nos jambes. Nous n'userons aucun parapluie contre les larmes que versera le ciel, nous n'avons que faire de sa pitié et de sa pénitence. Première étoile, premier coup de coeur, dernier souvenir.

Elle aimait la nuit, elle aimait le jour. Elle aimait la lune, aimait-elle le soleil ? Elle voulait connaître la mort, elle en voulait à la vie. Elle pleurait la nuit, elle ne pleurait plus. Elle aimait le noir, elle portait du noir. Elle aimait Shakespeare, elle aimait Sagan. Elle n'aimait pas la chaleur, elle avait besoin de chaleur. Elle écrivait poésie, elle aimait la poésie. Elle riait sans le coeur, elle n'arrivait plus à rire. Elle s'armait de patience, elle créait l'impatience. Elle était insolente, elle était victime d'insolence. Elle a voulu partir, elle est restée...

Ô douce mort, viens à moi, dévore mon âme et mon esprit, suite à mon décès je ne veux point errer ici. Que mon corps reste sur terre afin que les larmes salées de ceux que j'ai aimé puissent le toucher une dernière fois. Grand-père et Grande Soeur, non, mon spectre ne pourra s'asseoir à vos côtés chaque soir, je demande la peine capitale, la destruction totale. Pardonnez moi mais je ne puis demeurer ici plus longtemps. Je ne puis continer à admirer cette fleur qui se fane de jours en jours face à moi, je ne puis regarder cette équimose gonfler et sentir sa douleur qui me brûle si intensément, je ne puis plus entendre ces voix qui me tourmentent... Grand père, grand soeur, pardonnez moi si mon courage m'a lâchée, pardonnez mes offenses et ma soumission face à la tentation. Le Mal m'a enchaînée, je ne puis plus déployer mes ailes, elles ne sont que piteux lambeaux. Mes anges m'ont abandonnée mais en réalité, ils n'étaient que fantasmes. Aujourd'hui mon âme se meurt et mon bourreau rit devant la faux. Sorry, I surrender...

I had just one reason to live : his form is gone but his spirit is always in my mind.

so-dark-sharon©

# Posté le jeudi 13 mars 2008 16:24

Modifié le samedi 07 novembre 2009 17:14