No, no quiero llorar, estoy cansada de esta vida que no entiendo. No, no sé que pensar, bebo tu lagrimas. Tu, has jugado con mi corazon, no sé como querer. Tu, has comido mi razon, no sé donde ir. No, no puedo mas. No puedo dirme que es la fin, que no es. No puedo sentir tu mano, donde estas ?
J'ai fait le serment de ne pas mourir afin de gouter à toutes les larmes de chaque malheur, afin de voir la couleur de tous les sangs, afin de connaître toutes les douleurs existentielles. Oui, je me suis engagée à ne jamais connaître la paix et le repos. Vous me direz que je suis masochiste, je le suis. Ainsi, je ne me plaindrais plus de mes lésions qui brûlent, ni de ma dent qui arrache mes gencives afin de voir le jour, ni des morsures que l'on m'afflige, ni de ces ondes négatives qui m'entourent à peine je fais un pas. Mais parfois, la tentation est trop grande : le désir de disparaître m'obsède même si je pense à ces âmes que je respecte plus que ma vie. Parfois, j'ai l'impression que le destin tente de me faire respecter cet engagement en m'évitant certaines souffrances physiques qui s'avèrent mortelles.. Ne comprend-t-il pas que la douleur la plus insurmontable n'est autre que la douleur psychique ?
Cette vie que nous menons est bien étrange, admettons le. Les rapports humains ont une telle facilité à se dégrader, ces promesses que nous lions autour d'un papier d'or se défont à une telle rapidité... Et la question de savoir si l'autre sera malheureux, lorsque la partie sera terminée nous, est complètement égale, elle ne fait même pas partie de nos préoccupations.. "C'est fini et on passe à autre chose." Malheureusement, c'est moins facile qu'on ne le croit. Certains d'entre nous possèdent une tenacité redoutable et sont capables de laisser le vent emporter tout ce dont ils ne désirent plus. D'autres, en revanche, se laissent bercer par des espoirs en espérant qu'ils voient le jour : ils en rêvent, ils jouent à la superstition en espérant que cela marche... en vain. Quel effet cela fait-il lorsque nous croisons dans la rue une personne que nous avons aimée, avec qui nous avions plein de projets, et que celle-ci ne nous regarde meme pas ? Comment nous sentons nous lorsque nous envoyons un message à une personne que nous avons aimée et que celle-ci nous demande de qui il s'agit avec une orthographe répugnante ? Une soudaine envie de fraccasser les souvenirs qu'il reste, à quoi servent-ils aujourd'hui ? Ils ne sont qu'une image d'un passé que nous avons chéri mais qui désormais n'est plus par notre faute. Oui, il y a des moments où des personnes sensibles aussi veulent se débarrasser d'un poids mais celles-ci, après avoir parcouru tant de mètres, se retournent et voient ce champ de bataille qu'ils ont laissé. Leur sensibilité laissera glisser une larme sur leur joue et leur conscience donnera une chance de plus à l'abandonné.
Nous sommes des moutons obstinés à suivre la première étoile que nous voyons. Il n'y a que celle-ci qui compte, elle est la première et même si elle nous sème, nous ferons l'impossible pour la retrouver. Peu importent les roches aiguisées sur la route qu'elle emprunte, peu importent les reptiles qui s'agrippent à nos jambes. Nous n'userons aucun parapluie contre les larmes que versera le ciel, nous n'avons que faire de sa pitié et de sa pénitence. Première étoile, premier coup de coeur, dernier souvenir.
Elle aimait la nuit, elle aimait le jour. Elle aimait la lune, aimait-elle le soleil ? Elle voulait connaître la mort, elle en voulait à la vie. Elle pleurait la nuit, elle ne pleurait plus. Elle aimait le noir, elle portait du noir. Elle aimait Shakespeare, elle aimait Sagan. Elle n'aimait pas la chaleur, elle avait besoin de chaleur. Elle écrivait poésie, elle aimait la poésie. Elle riait sans le coeur, elle n'arrivait plus à rire. Elle s'armait de patience, elle créait l'impatience. Elle était insolente, elle était victime d'insolence. Elle a voulu partir, elle est restée... Ô douce mort, viens à moi, dévore mon âme et mon esprit, suite à mon décès je ne veux point errer ici. Que mon corps reste sur terre afin que les larmes salées de ceux que j'ai aimé puissent le toucher une dernière fois. Grand-père et Grande Soeur, non, mon spectre ne pourra s'asseoir à vos côtés chaque soir, je demande la peine capitale, la destruction totale. Pardonnez moi mais je ne puis demeurer ici plus longtemps. Je ne puis continer à admirer cette fleur qui se fane de jours en jours face à moi, je ne puis regarder cette équimose gonfler et sentir sa douleur qui me brûle si intensément, je ne puis plus entendre ces voix qui me tourmentent... Grand père, grand soeur, pardonnez moi si mon courage m'a lâchée, pardonnez mes offenses et ma soumission face à la tentation. Le Mal m'a enchaînée, je ne puis plus déployer mes ailes, elles ne sont que piteux lambeaux. Mes anges m'ont abandonnée mais en réalité, ils n'étaient que fantasmes. Aujourd'hui mon âme se meurt et mon bourreau rit devant la faux. Sorry, I surrender...
I had just one reason to live : his form is gone but his spirit is always in my mind.
so-dark-sharon©